Vous percevez de mauvaises vibrations ? Nous vous donnons la solution !
Nous faisons vibrer nos équipements pour déplacer les produits. L’inconvénient est que ces vibrations sont également transmises, partiellement ou totalement, aux structures et fondations sous-jacentes. Pour aider nos clients à gérer ces vibrations néfastes, nous communiquons dès la phase de conception les charges dynamiques de nos équipements. Les ingénieurs civils peuvent ensuite calculer les structures et/ou fondations appropriées pour absorber ces charges. Malgré ces précautions, il arrive que des vibrations se propagent et gênent ou endommagent les structures environnantes.
Nos machines peuvent être conçues pour minimiser les vibrations néfastes : l’utilisation de ressorts d’isolation et de contrepoids sur les équipements à fréquence naturelle est une option possible. Mais que se passe-t-il si, lors de l’installation, l’équipement ne dispose d’aucune de ces options et qu’au démarrage, un immeuble de bureaux de trois étages situé à 100 m se met à trembler violemment ? C’est arrivé à l’un de nos clients du secteur du bois ! L’équipement était composé de deux tables vibrantes acheminant le bois du parc vers deux convoyeurs vibrants alimentant une déchiqueteuse.
Une étude détaillée réalisée par un expert externe a démontré que les fondations avaient été correctement calculées et que les vibrations dans les bureaux n’étaient pas dues à la résonance. La cause était un niveau d’eau souterraine élevé, qui servait de propagateur de vibrations. Les écrans d’ordinateur tremblaient tellement au troisième étage que personne ne pouvait travailler ! On nous a donc demandé de trouver une solution…
Après de longues discussions, nous avons décidé de mettre en place une opposition de phase entre les deux tables vibrantes. Nous avions déjà réussi cette opération, mais avec deux convoyeurs identiques alignés. C’était très différent : une table pesait environ le double de l’autre et les tables étaient installées à un angle de 60° l’une par rapport à l’autre. Nous savions avec certitude que la situation s’améliorerait, mais pas dans quelle mesure.

Les moteurs étaient équipés de variateurs de fréquence, d’arbres de transmission avec détecteurs de proximité et d’un panneau de commande de type Delta-Phase®. Les vitesses de conception des tables ne différaient que de 20 tr/min. Les deux tables étaient réglées à la même vitesse, mais en opposition de phase. Le résultat après réglage fin et mise en service était stupéfiant : le niveau de vibrations dans l’immeuble de bureaux avait presque totalement disparu. Voici les mots exacts d’un client dans un courriel : « Les vibrations étaient si bien synchronisées que seuls les experts peuvent les percevoir ! L’équipe projet et la direction sont très satisfaites de cette mise en œuvre. »
Nous proposons d’autres solutions pour gérer les vibrations « mauvaises », selon le type d’équipement, le secteur d’activité et les conditions du site.
